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Samedi, 25 Novembre 2017 - 06:27

2008, retrousser ses manches

C’est un coup de colère qui a déclenché Miaa. Le 23 novembre 2008. Alors que le gouvernement débloquait 360 milliards d’euros pour les banques, on annonçait le premier mort de froid dans la rue. Et on s’est dit que râler, ça ne suffisait pas, il fallait retrousser ses manches.
Parce qu’intermittents du spectacle, les membres fondateurs ne peuvent pas s’engager dans une association caritative qui demande une présence régulière. Alors l’idée est venue de créer Miaa. Une association qui permette à chacun de participer comme bénévole quand son emploi du temps le permet. Sans engagement. En effet, qui saurait refuser un tournage de film, un spectacle, une tournée, pour du bénévolat?
Dès le premier mail envoyé, les bénévoles répondent. Dans un appartement, au 17 rue du temple dans le quatrième arrondissement, on cuisine les premiers repas. Au départ, 40 repas par jour. C’est familial et sympathique. Pas de politique, pas la prétention de vouloir changer le monde. Il s’agit pour chacun d’un geste de générosité. Entre deux projets de travail, on a du temps. On sait en consacrer une partie pour ceux qui souffrent plus que les autres. Les productions de films sont contactées. Le mot d’ordre: moins de gaspillage, à miaa, on récupère. Les restes de café, gobelets, sucre, etc... Et les vêtements. Plusieurs productions réagissent et répondent positivement. Très vite l’appartement est envahi par les vêtements (des tonnes de costumes des films), des couvertures, des chaussures. On fait aussi nos premières collectes alimentaires. On lance des appels aux dons, qui financent tant bien que mal les repas.